Professionnels de l’accompagnement, « Quel est votre métier ? »

Vous aussi, vous faites partie des professionnels de l’accompagnement professionnel ? A la question « Quel est votre métier ? », que répondez vous ?

Il n’est pas toujours facile de répondre, n’est ce pas ? Quel(s) intutilé(s) de poste, quelles prestations, dispositifs ? En effet, Dieu sait qu’il y a un nombre d’intitulés connexes, synonymes possibles. Sans compter le nombre de prestations liées à nos fonctions. Moi même, je suis tour à tour consultante en gestion de carrière, consultante bilan de compétences, conseillère d’orientation professionnelle, praticienne de l’orientation, l’évolution et l’insertion professionnelle, accompagnatrice VAE, praticienne en orientation tout au long de la vie, formatrice en accompagnement professionnel, formatrice de formateurs, animatrice de groupe d’analyse de pratiques professionnelles,… Non, je ne suis pas particulièrement prolifique. Nous sommes nombreux à traiter différentes facettes de l’accompagnement, encore plus les indépendants. N’aimeriez vous pas un intitulé de métier générique qui parle à tout le monde ? Un nom qui serait parlant pour d’autres personnes que ceux de l’accompagnement professionnel.

Voici quelques hypothèses d’explication qui me viennent à l’esprit, peut-être, je l’espère, en apporterez vous d’autres. Cette multitude de termes révèlerait-elle une difficulté de définir notre champ professionnel, notre spécificité identitaire ? Si nous ne pouvons dire « je suis médecin, conseiller financier, guide touristique, éducateur spécialisé », n’est ce pas parce notre domaine reste relativement jeune et que des textes de loi récents (bilan de compétences, VAE, Conseiller en Evolution Professionnel) donne naissance à de nouveaux intitulés de métier. Notre spécificité dans le monde des métiers reste encore a définir.

De plus, la professionnalisation de notre « profession » (que je ne saurais donc nommer) doit encore se développer à l’image de certains pays comme le Quebec. Aujourd’hui, un praticien du bilan de compétences peut se former à son métier ou au dispositif au travers d’une formation diplômante d’un an, d’une formation d’une semaine, voire de 2 jours. Je ne remets pas en cause la qualité de toutes ces formations. Elles ne focalisent pas sur les mêmes aspects. Toutefois, je ne peux m’empêcher de comparer notre système de professionnalisation à d’autres champs professionnels et m’étonner, m’interroger de cette multitude de formats. N’utilise t’on pas à tord ou à travers des intitulés de dispositifs au lieu d’un terme générique qui nous permettrait de nous reconnaitre sans nous enfermer dans une prestation ? Prestation qui peut être vouée à disparaitre, nous obligeant à changer de nom de métier. En effet, les dispositifs et prestations se créent, disparaissent, sont impactés par l’apparition de nouveaux dispositifs (exemple le bilan de compétences par le conseiller en évolution professionnelle).

Voilà une réflexion que je souhaitais amorcer, partager, sans développer davantage les hypothèses. Je laisse à d’autres le soin de compléter, de bifurquer, d’enrichir, de contredire, de nous éclairer.

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