Ce blog est à destination des professionnels de l’accompagnement 

 

et à toute personne intéressée par les questions suivantes :

l’emploi, l’accompagnement et la formation professionnels,

l’orientation, l’évolution et l’insertion professionnelles

 

 

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Présentation du Guide Validation de projet par les auteurs

Publié pour : Professionnels de l'accompagnement


 
 
 
Les Editions Qui plus Est viennent de publier un nouveau Guide : « La validation de projet – une étape décisive dans l’orientation ».
 
A cette occasion, j’ai voulu en savoir davantage sur cet ouvrage, sur les intentions des auteurs et leur représentation de la validation de projet.
 
Rencontre avec les auteurs Patrick Chaffaut, Marie Dommange, Patrick Lecoursonnais, Marie-Claude Mouillet, tous les quatre formateurs ADVP :

 
 
 
 

- De quoi parle cet ouvrage ?

Cet ouvrage est un «  zoom » sur l’étape de la validation de projet (dite de « spécification » dans l’ADVP). Il  propose réflexions et exercices pour accompagner une personne qui se demande si son projet, ses idées, ses souhaits sont réalistes, réalisables et s’ils peuvent trouver à se concrétiser sur l’actuel marché du travail. Il permet de faire évoluer un projet encore vague, aux contours incertains vers un projet précis, contextualisé et ancré dans la réalité.

 

- A qui s’adresse l’ouvrage ?

Cet ouvrage s’adresse aux professionnels de l’accompagnement, de l’orientation, de l’insertion qui évoluent dans différentes structures et différents dispositifs (CEP, bilan, prestations d’orientation ou de recherche d’emploi, coaching, etc), quelque soit leur public (jeunes, demandeurs d’emploi, cadres, salariés, personnes handicapées, etc) et quelque soit leur mode d’intervention (entretien individuel ou animation de groupe) ; l’essentiel étant que ces professionnels s’inscrivent dans une démarche éducative expérientielle, c’est-à-dire qu’ils aient pour intention de permettre à la personne de valider par elle-même et pour elle-même son projet. Cet ouvrage n’apporte, en effet, pas de réponses aux professionnels experts qui seraient désireux (ou contraints) de juger, d’évaluer et de valider eux-mêmes le projet de la personne accompagnée.

 

- Pourquoi le choix de ce thème de la validation ?

C’est une étape décisive dans le processus d’orientation scolaire ou professionnelle. En effet, un projet qui ne serait pas construit en lien avec la réalité du marché, avec les spécificités des emplois, en « état d’apesanteur social » comme diraient certains, qui ne prendrait pas en compte les conséquences, les tenants et aboutissants de sa décision, aurait sans doute assez peu de chances d’aboutir.

Par ailleurs ce thème est très souvent évoqué par les professionnels et intervient systématiquement dans les accompagnements à l’orientation et/ou la recherche d’emploi. A ce jour, il est abordé  dans les ouvrages traitant de l’ADVP, mais de notre point de vue, il n’est pas assez développé ; il n’existe pas, à notre connaissance, d’ouvrages outillant précisément les professionnels sur ce sujet. Nous pensons ainsi répondre à leur demande.

 

- Quelle est votre perception de la validation de projet ?

Comme la plupart des mots en « tion » ou « ation », le mot « validation » génère des malentendus car il désigne à la fois le processus et le résultat/produit du processus. La question est alors : Que valide-t-on ? Le « processus suivi par la personne pour valider son projet » ou le « projet » lui-même ?

Dans la première partie de l’ouvrage, nous faisons la démonstration que « valider le projet » (au sens d’entériner, de juger un projet) ne nous semble pas possible, ni justifié, ni souhaitable. Tout au plus pouvons-nous, (au nom de l’institution que nous représentons ou du mandat qui nous a été confié) valider le « processus »  au sens de « vérifier » « obtenir les preuves que », « confirmer », « garantir »  que le « processus de validation » a été suivi et que la personne à réalisé les tâches lui permettant de valider son projet et de l’argumenter. L’objectif étant alors, pour le professionnel, de permettre à la personne de s’assurer, autant que faire se peut, qu’il n’existe plus de problème potentiel risquant de survenir lors du déploiement et de la mise en œuvre de son projet.

Nous proposons donc, plutôt que de valider, d’aider la personne à passer d’une intention, d’une ébauche, d’une idée, de contours encore flous (phase de cristallisation pour l’ADVP) à un projet qui ne demandera ensuite qu’à être ajusté pour être finalement mis en œuvre (Phase de réalisation). Pour cela nous l’amenons à spécifier, à préciser ce qu’elle souhaite et tout en faisant cela, à regarder autour d’elle, questionner, rechercher les informations utiles à sa décision. Au fur et à mesure, la personne donne du sens aux informations produites ou fournies, le conseiller l’aide à développer son sens critique, à réaliser des ajustements ; il la fait réfléchir, et ce faisant parvenir à une décision qui sera, pour elle, réaliste et réalisable. Cette étape est certes technique ; toutefois ne nous y trompons pas : au regard des enjeux qu’elle sous-tend, bien d’autres aspects sont en jeux.
 
- Justement, quels sont, selon vous, les enjeux de l’accompagnement à la validation de projet de nos jours ?

Tout dépend de là où on se place.
Pour les institutions, les prescripteurs, les politiques : il s’agit souvent d’enjeux financiers, économiques/statistiques, d’enjeux de régulation des flux d’offres et de demandes sur le marché du travail : éviter que les personnes se lancent dans des projets (avec ou sans formation) qui ne déboucheraient pas sur un emploi, qui seraient consommateurs de budget formation, etc…
Pour la personne elle-même, c’est son avenir qui se joue, le plaisir qu’elle aura à aller chaque jour au travail, l’équilibre qui en découlera. Ça peut être vécu comme une seconde chance, voire parfois une dernière chance… Nous, auteurs, défendons l’idée que le travail joue un rôle important dans le développement identitaire de la personne (nos postulats sont présentés dans l’ouvrage), donc nous pouvons comprendre sa peur « de se rater » qui peut être entendue à ce stade comme la peur de « passer à côté de soi-même » et de s’engager dans une voie qui ne lui apporterait que peu de satisfactions voire pas du tout.
Pour le professionnel de l’accompagnement, la question se pose de savoir sur quoi il est lui-même évalué et par qui ? Nous avons pu observer qu’il lui arrive parfois de penser qu’il joue sa crédibilité (tant auprès de la personne accompagnée que de son employeur) s’il n’est pas en mesure de prédire des chances de réussite de la personne, ou s’il se trompe dans cette prédiction. Derrière cette question de la validation, se jouent la question de son pouvoir sur l’autre, de sa toute puissance ou à l’inverse de son impuissance, la question du risque, de l’erreur, de l’influence, etc… C’est une question éminemment complexe.

 

- Comment cet ouvrage répond-il à cette complexité, quelle est son originalité ?

Tout d’abord, le professionnel reconnait cette complexité. Cette dernière est en filigrane dans la partie théorique où sont exposées les problématiques rencontrées par les professionnels dans cette étape et les questions que nous nous sommes nous-mêmes posées. Cette partie présente les choix que nous avons faits et nos postulats théoriques et pédagogiques.
La partie pédagogique s’appuie sur une démarche éducative expérientielle et sur notre parti pris de traiter cette étape comme un processus dynamique, propre à chaque personne accompagnée. Les 36 séquences sont réparties en 3 chapitres et présentées sur un schéma heuristique. Ce dernier permet au professionnel de repérer facilement les séquences utiles pour faire progresser la personne, à partir de là où elle se trouve. Il peut ainsi proposer et construire un parcours de validation adapté à chacune des personnes accompagnées.

Les séquences sont précédées de repères théoriques pour l’intervenant. Elles sont rédigées pour être utilisées en individuel ou en collectif.

Nous avons aussi identifié les compétences mobilisées dans chacune des séquences, ceci pour faciliter entre autres, par exemple, les réponses aux appels d’offre.

 

- Votre actualité ?

Cet ouvrage reçoit un bon accueil. Il est accompagné d’une formation de 3 jours au Patio, animée par l’un d’entre nous (Patrick Chaffaut). Cette formation permet de travailler cette problématique en profondeur et facilite l’appropriation de cet ouvrage. Elle est un complément à la formation ADVP et rentre dans deux parcours certifiant du Patio formation.

 

En lien avec notre éditeur www.editionsquiplusest.com et avec le Patio formation, nous allons présenter l’ouvrage pour la première fois le lundi 29 mai, 32 rue des Envierges à Paris.

Vos lecteurs pourront obtenir des renseignements et s’inscrire sur le site du Patio : http://www.le-patio-formation.fr/rencontre-auteurs-guide-validation-de-projet-29-mai-2017/ ou en téléphonant au 01 58 53 50 60.
A bientôt donc.

 

 

 

L’ART D’ACCOMPAGNER … AUTREMENT – Conférence d’André CHAUVET

Publié pour : Professionnels de l'accompagnement

 

A vos agendas !

Mardi 26 septembre 2017 à l’Université de Nanterre

Au programme de cette conférence d’André Chauvet, intitulée « L’art d’accompagner…autrement » :

- Les bouleversements qui impactent la conception des vies professionnelles

- Les Impacts des évolutions en … Lire la suite

vidéo : Jacques Limoges sur les questions de l’insertion professionnelle

Publié pour : Entreprises - Particuliers - Professionnels de l'accompagnement

Dans cette vidéo, Jacques Limoges répond aux questions de l’AFPA,

sur l’insertion professionnelle de nos jours :

 

 

 

- Comment prendre sa place dans le monde moderne ?

- Quelles sont les nouvelles techniques de recherche d’emploi ?

- … Lire la suite